Que ce soit à la SNCF, aux Finances Publiques, à l’Éducation Nationale, à la Poste ou à Orange, les suicides et tentatives de suicide sont de plus en plus nombreux. Même si nous savons que ces drames sont multifactoriels, ils ne peuvent être déconnectés du contexte professionnel. Nous refusons comme le font nos directions et administrations de renvoyer la responsabilité sur les collègues eux-mêmes, évitant ainsi de questionner l’organisation du travail et les conditions de travail dégradées qu’elles leur imposent.
Début avril, dix cheminot∙es avaient mis fin à leurs jours depuis le début de l’année 2026. Aux Finances publiques, on compte vingt suicides en un an. Et à Orange, entreprise où la Cour de Cassation a confirmé en 2025 la condamnation des dirigeant∙es pour harcèlement moral institutionnel, donc leur responsabilité dans les suicides des années 2000, les vagues de suicides reprennent. Dans la santé, c’est un·e soignant·e qui met fin à ses jours tous les 3 jours et 50% des soignant·es sont ou ont été en état d’épuisement professionnel. Pompiers, personnels de l’éducation, salarié∙es et exploitant∙es agricoles… aucun secteur n’est épargné. Le travail tue !
La Direction générale des Finances publiques (DGFiP) a été frappée en 2025 par une vague dramatique : 19 suicides et 23 tentatives. Un véritable choc, un tsunami humain.
2026 commence sous les mêmes auspices inquiétants : déjà 1 suicide et 9 tentatives au premier trimestre. Derrière ces chiffres, ce sont des collègues, des vies brisées, des collectifs de travail meurtris.
La campagne du Document Unique d’Évaluation des Risques Professionnels (DUERP) 2026 va débuter. Des réunions de services sont obligatoires pour présenter et établir le DUERP. A leur issue, les cadres de proximité saisissent les risques recensés dans l’application Prév’action, en lien avec les assistants de prévention. Pour Solidaires Finances Publiques, le DUERP n’est pas une simple formalité et encore moins un simple papier administratif.