Il n’y aura pas d’augmentation du point d’indice en 2026 et en 2027, car selon le ministre de l’Action et des comptes publics David Amiel, les caisses de l’État seraient vides.
Depuis des années, les agentes et agents de la DGFiP comme l’ensemble des agents publics voient leur pouvoir d'achat reculer. Notre point d'indice a perdu plus de 30 % de sa valeur réelle depuis le début des années 2000 sous l’effet du gel et de l’inflation. Près de 40 000 emplois ont été supprimés à la DGFiP alors que notre charge de travail ne cesse d’augmenter. De plus nous ne comptons plus le nombre de réorganisations et de restructurations qui se succèdent et se poursuivent aujourd’hui avec le nouveau projet de plan d’adaptation du réseau, prévoyant 300 nouvelles fermetures de services et de structures d’ici 2030 .
La DGFiP n’est jamais à court d’idées pour masquer les conséquences de sa calamiteuse gestion des effectifs depuis de nombreuses années.
Que ce soit à la SNCF, aux Finances Publiques, à l’Éducation Nationale, à la Poste ou à Orange, les suicides et tentatives de suicide sont de plus en plus nombreux. Même si nous savons que ces drames sont multifactoriels, ils ne peuvent être déconnectés du contexte professionnel. Nous refusons comme le font nos directions et administrations de renvoyer la responsabilité sur les collègues eux-mêmes, évitant ainsi de questionner l’organisation du travail et les conditions de travail dégradées qu’elles leur imposent.
Solidaires Finances Publiques vient d’avoir accès à une note confidentielle de la direction générale. Dans le cadre de la poursuite de la “modernisation” de l’action publique, la Direction Générale des Finances Publiques travaillerait sur une évolution majeure du dialogue social.