Alors que la sécurité sociale fête ses 80 ans cette année, le gouvernement continue à enterrer les valeurs portées par ce système où chacun contribue selon ses moyens et bénéficie selon ses besoins. Son déficit serait insurmontable et il faudrait « responsabiliser les patients et les patientes » pour réduire les dépenses à hauteur de 5 milliards, et principalement celles de la branche maladie.
Depuis le 15 juillet et les propositions de François Bayrou pour le budget 2026, la justice fiscale, sociale et environnementale n’a jamais été autant au cœur du débat public et nous nous en félicitons. Comment cela pourrait-il en être autrement quand, rapports après rapports, tout démontre que les plus grandes entreprises sont gavées de milliards d’aides publiques (exonérations de cotisations, niches fiscales et subventions directes) et que les plus fortunés sont imposés moitié moins que la majorité de la population ? Comment cela pourrait-il en être autrement quand une minorité ne cesse d’augmenter son patrimoine et son capital alors que les inégalités et la pauvreté n’ont jamais été aussi élevées depuis 30 ans ? Comment cela pourrait-il en être autrement quand les services publics, les fonctionnaires, les minimas sociaux, la Sécurité sociale, l’indemnisation chômage, les retraites, les salaires sont menacés d’être, une nouvelle fois, sacrifiés sur l’autel de l’austérité ?
Les budgets pour 2026 sont au cœur de l’extrême instabilité politique actuelle. Les gouvernements successifs recyclent des propositions de mesures d’austérité à sens unique, qui vont toucher essentiellement les plus précaires et les fonctionnaires. Nous avons choisi (seulement) 2 mesures pour illustrer l’impact sur chaque agente et agent de la DGFiP :
Les orientations budgétaires pour 2026, présentées le 15 juillet par François Bayrou, cumulaient les régressions sociales et les attaques contre le monde du travail, les retraités et les malades : suppression de deux jours fériés, suppressions massives d'emplois dans la fonction publique, gel des rémunérations des agents publics, des retraites et des prestations sociales, doublement des franchises médicales, remise en cause de la 5ᵉ semaine de congés payés... Les services publics et les fonctionnaires sont une fois de plus la cible privilégiée des politiques austéritaires. À la DGFiP, 550 suppressions d'emplois supplémentaires sont projetées pour 2026 puis 600 pour 2027 avant même application de la suppression d'un fonctionnaire sur 3.
La chute du gouvernement Bayrou ne résout rien. Peu importe le visage, c'est le cap et les politiques menées qu'il faut changer ! Et sans notre mobilisation, sans la mobilisation de toutes celles et ceux qui vivent de leur travail, ce seront encore les fonctionnaires, les salariés, les retraités et les privés d'emplois qui subiront ces coupes budgétaires. La construction d'un autre budget, porteur de justice fiscale et sociale est impérative. La colère sociale doit être entendue.
Nos organisations syndicales exigent :