Le 5 mars 2026, se tenait le 2ème et dernier conseil de promotion des contrôleurs stagiaires. Les revendications portées par Solidaires Finances Publiques lors de ce conseil, et que nous continuerons à porter les années suivantes : l’allongement de la durée de la scolarité et une rentrée au 1er septembre, la revalorisation de l’indemnité de stage, l’octroi de 5 jours de congés « flottants » durant le stage probatoire, un contrôle continu non probatoire.
Liminaire
Mme la Présidente,
En préambule, nous commencerons sur une actualité des plus importantes pour notre administration, à savoir le projet de loi de finances qui vient enfin d’être imposé. Ce projet, comme à l’accoutumée depuis déjà plusieurs années, nous promet de nouvelle coupes budgétaires, encore, de nouvelles économies, encore, de nouvelles suppressions de poste, encore, et une nouvelle baisse du pouvoir d’achat, encore !
Il est alarmant de voir les effets de cette politique ultralibérale sur la grande majorité de la population qui peine aujourd’hui à vivre correctement dans un pays où la pauvreté et la précarité devraient pourtant être anecdotique ! Les agents des finances, et d’autant plus les stagiaires, n’échappent pas à cette malheureuse réalité. C’est pourquoi plusieurs des points que nous soulèverons sont les conséquences directes de ces choix budgétaires que nous dénonçons.
D’autres solutions existent que de demander des efforts perpétuels aux mêmes personnes, tout en dispensant certains privilégiés comme l’a souligné notre ancien ministre M. Lombard au grand dam de Mme de Montchalin. Nous n’irons pas plus loin, Solidaires Finances Publiques a maintes fois avancé ses solutions.
Nous ne pouvons aussi, étant donné les valeurs défendues par Solidaires Finances Publiques, nous taire face à une autre actualité récente : Nous condamnons fermement les évènements qui ont conduit, le 12 février dernier, à la mort de Quentin Deranque. Rien ne peut justifier la mort d’un jeune homme dans ces conditions.
Mais nous condamnons tout aussi fermement la récupération qui en est faite, faisant le lit de l’extrême droite et provoquant une bascule idéologique des plus inquiétante dans notre pays, dans un assentiment général discret et complice. L’être humain oublie, mais l’histoire est là pour nous rappeler ce que de telles idées ont provoqué il y a quelques décennies. De nombreux acteurs de la société civile s’évertuent à le rappeler chaque jour, au nombre desquels figure Solidaires Finances Publiques.
Impacts de l'organisation pédagogique sur les risques psychosociaux
Un des points saillants de cette année, et déjà avancé lors du précédent conseil, est le stress très important et contre-productif ressenti par les stagiaires en lien avec la formation. Par extrapolation nous étendrons le sujet aux conditions de travail.
Nombreux sont celles et ceux nous faisant état d’un stress permanent, s’aggravant à l’approche des EC au point que certains n’en dorment plus. Les facteurs sont divers, et les conséquences de même :
- Densité trop importante des cours et volume des connaissances à acquérir, à plus forte raison pour les externes (les cours s’accumulent chaque jour avec 30 pages supplémentaires à assimiler d’une demi- journée sur l’autre). Les quelque temps de pause sont insuffisants pour permettre aux stagiaires de souffler et s’aérer l’esprit, temps nécessaire pour une meilleure assimilation des connaissances.
- Les temps d’autonomie sont à améliorer. A titre d’exemple, les cours de procédures sont symptomatiques des difficultés rencontrées. Solidaires Finances Publiques a réalisé un sondage. Une majorité de stagiaires préférerait des cours en présentiel au lieu de cours en autonomie. La raison principale de ce constat est liée au manque de clarté des consignes.
- A contrario, lors de l’épisode neigeux en janvier, n’aurait-il pas été judicieux de mettre tous les stagiaires en autonomie pour éviter tous risques, au vu des moyens disponibles ? Pour Solidaires Finances Publiques, l’ENFiP n’ a pas su gérer la crise.. Mais qui aurait pu prévoir ?
- Surcharge de travail sur le temps personnel : Il est normal durant cette scolarité d’investir un peu de son temps personnel pour l’apprentissage, mais pour certains cet investissement équivaut à plus de 20 h par semaine ! Il s’agit tout autant de difficultés d’apprentissage que d’une volonté de bien faire. Il en découle une fatigue physique et intellectuelle nocive, ainsi que des difficultés de conciliation avec la vie personnelle. Concernant les exercices à faire sur les supports vws, nous demandons pour les stagiaires de toutes les écoles l’accès aux solutions et exercices corrigés. Il n’y a pas d’intérêt pédagogique à ouvrir les corrections seulement le vendredi à 12h45 à Lyon.
- Des injonctions contradictoires viennent s’y ajouter. Qu’il s’agisse de bruits de couloirs ou autres, comment concilier, je cite, « des résultats catastrophiques pour les écrits » et « il ne faut pas vous mettre la pression pour l’oral » ? Ou encore bénéficier de temps de travail « autonomes » sans avoir la possibilité de s’organiser, contraint par un strict impératif d’un module, d’un devoir à faire et rendre sur le créneau dédié ?
- Le stress est un ressenti, il diffère pour chacun d’entre nous mais il peut aussi en résulter des tensions. Certains stagiaires ont fait état de difficultés avec des chargés d’enseignement et de manière générale, si le respect de chacun prédomine, les stagiaires sont à cran.
Pour exemple, lorsque ces tensions surviennent avec un formateur dispensant près de 120 h de cours dans diverses matières au même groupe, le mal être est prégnant, pour tout le monde.
Accueil des personnes en situation de handicap
Sur l’accueil des personnes en situation de handicap, nous relevons une inégalité de traitement, que cela soit simplement pour traiter leur besoin, suivi du matériel comme les fauteuils adaptés, mais aussi simplement pour reconnaître celui-ci et proposer des aménagements (organisation du temps de travail).
Lors du premier conseil, vous nous avez signifié les impératifs budgétaires. Certes. C’est une réalité, et nous avons dénoncé en préambule les choix budgétaires qui nous amènent à ces difficultés, une politique neo-libérale qui pilonne notre administration et les scolarités depuis des années.
Toutefois, rappelons que selon le code du travail, article 4121 alinea 1 à 5, qui s’applique aussi aux fonctionnaires, l’employeur est astreint à certaines responsabilités et en premier lieu « L'employeur prend les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs ».
Ainsi, Solidaire Finances Publiques réitère les revendications suivantes :
- L’allongement de la durée de formation d’un à deux mois, notamment pour concilier vie perso et vie pro en commençant au 1er septembre, afin de dégager des temps de pauses et diluer le volume de connaissances à acquérir sur une période moins contrainte. Une autre solution, évoquée par des stagiaires, étant la diminution de ce volume de cours en conservant la durée actuelle, mais cette dernière n’emporte pas notre adhésion. Ajoutons que la date de début de la scolarité pose toujours questions pour de nombreux collègues. Bien conscients de la charge de travail que peut représenter une date de rentrée identique pour les contrôleurs et inspecteurs stagiaires, cela solutionnerait le problème des rentrées scolaires pour les parents en évitant jusqu’à 3 changements d’établissements scolaires pour leurs enfants !
- La mise en place d’un contrôle continu afin de réduire le stress et mieux cibler les difficultés individuelles.
Il est par ailleurs peu pertinent d’établir une notation dès lors que la validation des EC se fait à l’aune des effectifs attendus dans les services et non de la réelle acquisition des connaissances nécessaires. Une scolarité plus équilibrée et plus efficiente permettrait d’avoir de meilleurs résultats.
Accueil dans le réseau : quid du logement ?
De plus, alors que nous touchons à la fin de la scolarité des contrôleurs, nous sommes interpellés de plus en plus par des stagiaires en recherche de logement pour leur nouveau poste et par la précarité que cela engendre :
- absence de justificatif (ex : absence d’arrêté de nomination ) pour le parc privé
- absence de justificatif pour inscrire les enfants à l’école
- manque de temps pour rechercher un logement durant la formation
Solidaires Finances Publiques revendique un accompagnement et une prise en charge sociale plus importante pour l’ensemble des stagiaires.
La formation pratique probatoire
Concernant la période probatoire, nombreux sont celles et ceux qui se posent la question de la formation continue quant à leur future affectation. Beaucoup de formations sont programmées en septembre, et donc avant la fin du stage probatoire. Cela implique que les frais afférents à ces formations ne sont pas entièrement couverts par l’administration et les stagiaires, comme leurs responsables de service, n’en sont pas forcement conscients. Solidaires Finances Publiques exige la prise en charge des frais liés à la formation continue.
Toujours sur la scolarité en elle-même, certaines affectations posent problèmes dans le sens où les missions sont à peine abordées durant la scolarité. Les stagiaires affectés dans des missions foncières, ou encore au sein de services RH, suivent les cours d’un bloc fonctionnel « par défaut ». Ces derniers ne portant, pour les contrôleurs, que sur 3 grandes missions : Fiscalité des particuliers, des professionnels et la Gestion publique.
Un élargissement des blocs fonctionnels intégrant ces missions particulières, foncier et transverse, permettrait à ces collègues d’être dès le départ familiarisés avec leur future mission et d’intégrer leur service avec les connaissances suffisantes, en toute sérénité.
Par ailleurs, Solidaires Finances Publiques revendique l’octroi de 5 jours de congés « flottants » durant le stage probatoire afin de permettre aux stagiaires une gestion personnelle de leur temps en cas d’imprévu et/ou de nécessité. La gestion de ces 5 jours pourrait être transférée en local au responsable de service, cela correspond déjà à leurs prérogatives pour l’ensemble de leur poste.
Bien sûr, nous ne ferons pas l’impasse sur notre revendication habituelle relevant d’une situation toujours plus inacceptable : la revalorisation de l’indemnité de stage !
Alors que cette dernière n’a pas évoluée depuis bientôt 20 ans, le coût de la vie à quant à lui considérablement augmenté. L’indemnité ne permet même pas de couvrir correctement les frais relatifs à une scolarité sur Clermont Ferrand en n’ayant qu’une chambre aux Gourlettes, par exemple, sans doute l’option la moins coûteuse. C’est dire le décalage qui s’est creusé entre cette indemnité et la réalité des frais engagés par les stagiaires !
A nouveau, cette année, nous avons l’assurance que le budget ne le permettra pas.
Les EC/UC
Concernant les EC, tous font état d’un temps d’épreuve trop court, principalement sur l’épreuve écrite, et ce malgré le sujet d’entraînement permettant d’anticiper la durée, et apparaissant plus simple que le sujet réel. Cela à principalement abouti à des choix « stratégiques » lors du passage de l’examen.
Pour exemple, l’épreuve écrite de la fiscalité professionnelle où beaucoup ont choisi de mettre de côté la question de rédaction (la motivation d’une procédure), très chronophage, afin de répondre à un maximum de questions. Et ceux qui malgré tout auront pu la faire, auront certainement bâcler cette dernière, faussant totalement l’évaluation des capacités rédactionnelles.
Solidaires Finances Publiques exige un temps de révision avant le passage des épreuves. Si le socle était apparu dense, cela l’est encore plus du bloc fonctionnel ! Tant pour les externes que les internes. La mise à disposition d’une semaine pouvant être dédiés aux révisions seraient fortement appréciées, mais nous nous heurtons à nouveau au problème de la durée de formation et du volume de cours...
La correction a aussi soulevé 2 questions notables.
- La première est la pertinence d’une correction générale, en amphi, qui ne permet que peu d’échanges approfondis alors que certains sont demandeurs de plus de « personnalisation ». Une correction en format cours, par groupe, apporterait une qualité de compréhension.
- La seconde est l’espacement entre le passage de l’épreuve et la présentation de la correction. Les stagiaires souhaiteraient qu’elle intervienne au plus près des évaluations pour être pertinente. A défaut, ils réclament la mise à disposition des copies pour la correction.
Disposer de sa copie et des annales, c’est avoir la possibilité de progresser et d’avancer sur une formation professionnalisante.
Concernant la mise à disposition des notes des écrits avant les oraux, Solidaires Finances Publiques vous interpelle sur le fait de sanctionner l’ensemble des stagiaires pour le mauvais comportement supposé d’une minorité. Vous justifiez vos décisions sur cette base allant jusqu’à nous infantiliser. Ne vous étonnez pas de la défiance des stagiaires à votre égard.
Enfin, en notre seule qualité d’élus Solidaires Finances Publiques, représentants des stagiaires, nous souhaitons porter à votre attention 2 suggestions :
- D’une part, l’envoi tardif des convocations et l’absence d’indications pour nous aider à préparer les déplacements lors du conseil de promotion. En effet, nous devons avancer les frais, ceux-ci excédents l’indemnité de stage. Nous demandons que l’ENFiP prenne en charge l’avance de nos frais.
- D’autre part, les inspecteurs bénéficient d’un 3ème conseil durant leur stage probatoire. Pourquoi n’en est-il pas de même pour les contrôleurs ?
Le stage pratique constitue la moitié de la durée de formation totale. Si un conseil permettant de faire remonter les éléments qui y sont relatifs est pertinent pour les inspecteurs, ça l’est tout autant pour les contrôleurs.
Le conseil de promotion est l’occasion d’échanges et de débats sur le thème de la scolarité. Beaucoup de problématiques sont identifiées et récurrentes.
Le changement de direction sera t-il l’occasion d’être entendus. Pour Solidaires Finances Publiques Une scolarité sereine et épanouissante est un élément d’attractivité essentiel pour la DGFiP.
Solidaires Finances Publiques défend, et défendra toujours une formation de qualité, gage de la grande technicité des agents des finances publiques.
Dans le cadre de ce dernier conseil de promotion nous tenons à remercier l’ensemble des formateurs et les équipes administratives pour leur implication et leur disponibilité, ils sont le cœur de cette formation.
Compte-rendu
La séance se déroule à l’ENFiP de Noisy le Grand en présentiel et visio-conférence.
La parole est donnée aux représentants des stagiaires des différents syndicats pour leurs déclarations liminaires et demandes associées. Solidaires Finances publiques fait part de ses constats et revendications.
Etat des lieux - Solidaires Finances Publiques
Le constat majeur, le mal-être des stagiaires !
Le point majeur, déjà avancé lors du précédent conseil, est le mal-être très important et contre-productif, largement ressenti et exprimé par les stagiaires, en lien avec la formation. Nombreux sont celles et ceux nous faisant état d’un stress permanent, d’un épuisement important s’aggravant à l’approche des EC. L’organisation pédagogique a des conséquences majeures sur la santé mentale des stagiaires et ce d’autant plus en fin de formation. Rappelons que selon le code du travail, article 4121 alinéa 1 à 5, qui s’applique aussi aux fonctionnaires, « L'employeur prend les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs ». Solidaires Finances Publiques n’a pas manqué de rappeler cette obligation.
Réponse de l’ENFiP : La direction de l’école de Noisy/ Noisiel nous a fait part de sa compréhension et qu’elle entendait le mal-être des stagiaires. Elle indique que le stress peut être aussi différemment vécu selon les individus et qu’il est inhérent à des formations de ce type avec la perspective des épreuves... La direction indique par ailleurs que les retours d’évaluation des stagiaires sont satisfaisants sur le vécu de la formation.
Un des leviers majeurs mis en avant par la direction pour lutter contre ce mal-être est la « dé-densification » du contenu pédagogique. Elle rappelle que l’objectif des directions des écoles est de mettre en place une formation adaptée, efficace pour une bonne intégration des stagiaires dans les services.
Nos remarques complémentaires : Solidaires Finances Publiques rejoint la direction sur la dédensification, mais estime qu’exploiter cette seule piste est insuffisante « pour supprimer les risques psychosociaux » et a réitéré certaines de ses revendications comme l’allongement de la durée de formation, permettant la mise en place de temps de pause essentiels.
Une organisation pédagogique qui génère du mal-être
- Densité trop importante des cours et volume des connaissances à acquérir : Les cours s’accumulent chaque jour avec 30 pages supplémentaires à assimiler d’une demie- journée sur l’autre, avec des temps de pause insuffisants et pourtant nécessaires pour assimiler des connaissances.
- Les modules : Concernant des sujets complexes, comme celui des procédures, une majorité de stagiaires préférerait des cours en présentiel au lieu de cours en autonomie. La raison principale de ce constat est lié au manque de clarté des consignes. Ces mêmes cours ont généré une surcharge de travail, dépassant le cadre des durées prévues en autonomie.
- Certains modules de formations sont clairement à revoir, d’autres sont manifestement inappropriés ou encore manque de clarté.
- L’autonomie : Une révision du contenu des modules, mais aussi des cours, dégagerait du temps pour plus d’autonomie, réclamée par les stagiaires, ou encore pour des temps de pause, eux aussi réclamés.
- Inégalité d’accès aux solutions des exercices à faire sur les supports VWS : Les accès aux solutions et corrections des exercices ne sont pas toujours disponibles, ou mis à disposition tardivement. L’intérêt pédagogique s’en trouve fort réduit. A Lyon, l’accès aux corrections n’est ouvert qu’en fin de semaine, à 12h45 !
- Surcharge de travail impactant l’articulation vie privée-vie professionnelle : Il est normal d’investir un peu de son temps personnel pour l’apprentissage, mais pour de nombreux stagiaires, cet investissement déborde largement sur la vie privée. Il en découle une fatigue physique et intellectuelle nocive, ainsi que des difficultés de conciliation avec la vie personnelle.
- Des injonctions contradictoires, génératrices de stress ! Qu’il s’agisse de bruits de couloirs ou autres, comment concilier « des résultats catastrophiques pour les écrits » et « il ne faut pas vous mettre la pression pour l’oral » ? Ou encore bénéficier de temps de travail « autonomes » sans avoir la possibilité de s’organiser, contraint par un strict impératif d’un module, d’un devoir à faire et rendre sur le créneau dédié ? Ou encore « Vous avez déjà eu le concours, ne vous inquiétez pas, presque tout le monde a les EC ! »
- un accueil des personnes en situation de handicap à améliorer ! Nous relevons une inégalité de traitement que cela soit simplement pour traiter leurs besoins ou le suivi du matériel comme les fauteuils adaptés, mais aussi simplement pour reconnaître celui-ci et proposer des aménagements (organisation du temps de travail).
- des évaluations de compétences, génératrices d’un sur-stress et d’un sur-travail ! Les stagiaires font état d’une surcharge de travail et d’apprentissage, liées à l’inquiétude de « rater » les examens. Le format de l’épreuve ne permet pas réellement un temps de recherche dans les supports de cours. Cela amène les stagiaires à « ingurgiter » beaucoup de connaissances pour les épreuves.
Un temps de révisions accordé la semaine précédant les épreuves serait aussi le bienvenu.
- un manque d’adaptation des formations de bloc fonctionnel aux missions futures des stagiaires en service ! Certaines missions sont abordés succinctement durant les blocs fonctionnels. En effet, les missions foncières, ou RH, sont intégrées dans le bloc fiscalité des particuliers par défaut, alors qu’elles mériteraient un bloc à part entière.
- une durée de formation inadaptée ! Bien que mitigé chez les stagiaires, un allongement de la scolarité, ne serait-ce qu’un mois, solutionnerait plusieurs problèmes ressortis lors de ce conseil et le précédent. Faire coïncider le début de la formation avec l’année scolaire permettrait aussi de soulager les parents d’une organisation fastidieuse et leurs enfants de devoir passer par 3 écoles différentes en un an !
- un mode d’évaluation inadéquat ! La mise en place d’un contrôle continu à caractère non probatoire éliminerait une bonne partie du stress lié au passage des épreuves, et à la validation de la scolarité. En outre, cela permettrait un meilleur ciblage des difficultés, un enseignement plus adapté au besoin de chacun et donc plus efficace !
- une indemnité de stage insuffisante ! Sujet récurrent, mais à nouveau la question de la revalorisation de l’indemnité de stage revient ! Cette dernière ne permet clairement plus de couvrir les frais afférents à la scolarité compte-tenu de l’inflation.
Les éléments de réponse de l'ENFiP
La direction est intervenue sur plusieurs points sans toutefois se montrer exhaustive. Sur certains sujets remontés, la Direction se cache derrière des décisions nationales pour éluder certaines difficultés.
-Sur les questions de l’augmentation de l’indemnité de stage, l’allongement et l’organisation de la durée de la formation, la Direction indique qu’il s’agit de questions traitées au niveau national et que cela n’entre pas dans le champ de compétences de l’ENFIP, mais qu’ils font remonter nos demandes au niveau national. En attendant, notre pouvoir d’achat, comme notre mental, est en chute libre.
La direction tient à saluer ses équipes (formateurs, équipes administratives) qui concourent au quotidien à l’organisation des scolarités et l’accueil des stagiaires.
Concernant la prévention du stress et du mal être des stagiaires, sujet sur lequel la direction se dit attentive, elle a évoqué comme point unique, la densité de la formation. Et sa seule réponse ...la dé-densification qui interviendra ...un jour !
Elle a rappelé que chacun a le droit à la déconnexion et que les objectifs de cette formation étaient de nous apporter une méthodologie et de savoir où chercher l’information. Toutefois, il y a un décalage entre le discours de la Direction de l’ENFiP et le discours des formateurs où l’on nous demande de retenir une quantité importante de notions utiles pour réussir nos UC.
Nos demandes du premier conseil de promotion ont porté leur fruit. Des groupes de travail sont actuellement en cours à la Direction de l’ENFiP pour retravailler, en lien avec le réseau, la densité et la pertinence des unités comptabilité et enseignement juridique. Il est aussi à noter que certaines autonomies, comme la fameuse acculturation numérique, sont en cours de révision au niveau central. Elle a également précisé que tous ces changements prennent du temps, de la réflexion et de l’arbitrage.
Concernant la mise en place d’un temps de révisions en amont des épreuves, la Direction est plutôt réceptive, voire valide cette proposition. Toutefois, elle se heurte à la densité du programme qui ne permet pas de libérer le temps nécessaire.
L’accueil des personnes en situation de handicap est un sujet sur lequel la Direction travaille. Des formations seront dispensées prochainement aux formateurs des différents établissements.
Concernant notre demande sur les 5 jours de la semaine flottante, l’administration nous a répondu que cela sera à voir directement avec le chef de service lors de la formation pratique probatoire et que cela se présentera sous forme d’autorisations d’absences. La direction se dégage donc de cette gestion en la reportant sur les directions locales. Mais le chef de service sera t’il généreux ?
Concernant la mise en place d’un contrôle continu, cette hypothèse a été discutée en interne à l’ENFiP et avec les représentants des stagiaires. Aucune décision n’a été prise pour le moment, sachant que l’organisation des épreuves est fixée au niveau national, par décret.
La mise à disposition des copies écrites pour la correction n’est pas possible dans la mesure où la correction intervient alors que les copies sont encore en cours de correction par les formateurs. Il a été mentionné que la mise à disposition des corrections des quizz Moodle n’intervient que lorsque la correction est effectuée avec les stagiaires. Les copies écrites ne pourront être rendues aux stagiaires, car d’un point de vue légal, ils doivent les conserver à des fins d’archives.
Solidaires Finances Publiques a interpellé la Direction sur la transmission des notes des écrits avant les oraux et sur le fait de sanctionner l’ensemble des stagiaires pour le mauvais comportement supposé d’une minorité. L’administration s’est défendue en indiquant que la correction des écrits est toujours en cours dans certains établissements et que la réunion d’harmonisation des corrections n’est pas encore intervenue. De ce fait, les notes ne peuvent être transmises avant les oraux selon eux, mais nous ne sommes pas dupes !
Solidaires Finances Publiques a également demandé la mise en place d’un troisième conseil de promotion pour les stagiaires Contrôleurs. Cette proposition a retenue l’attention de la Direction et pourrait être mise en place, peut-être, à la prochaine rentrée. Cette demande était importante afin de pouvoir continuer à défendre vos intérêts et pour que votre scolarité se déroule dans les meilleures conditions.
Encore une fois, nous sommes entendus mais pas forcément compris. Nous avons demandé des actions concrètes. Nous avons bien compris que cela prendra du temps, de l’argent (alors que les caisses sont vides) et surtout une grande résilience de la part des stagiaires.
En attendant, nos conditions de travail et d’apprentissage continueront de se dégrader, tout comme notre santé.
Pour rappel, les revendications portées par Solidaires Finances Publiques lors de ce conseil, et que nous continuerons à porter les années suivantes :
- L’allongement de la durée de la scolarité et une rentrée au 1er septembre.
- La revalorisation de l’indemnité de stage
- L’octroi de 5 jours « flottants» durant le stage probatoire
- Un contrôle continu non probatoire



























