La DGFiP n’est jamais à court d’idées pour masquer les conséquences de sa calamiteuse gestion des effectifs depuis de nombreuses années.
Les responsables de cette administration, plus rigoristes que le parlement, ont en effet délibérément sous-dimensionné les recrutements pour utiliser des crédits budgétaires initialement dédiés au recrutement de fonctionnaires à d’autres fins ! Plus de 5 000 emplois vacants dans les services, essentiellement en catégories C et B s’ajoutaient aux 34 000 suppressions d’emplois décidées par le Parlement depuis 2008 !
En 2026, face aux difficultés grandissantes de la direction générale à assumer ses choix politiques de sous-recrutements, elle a mis en place un nouveau système de répartition d’emplois !
Exit les emplois vacants !
Au prétexte de tenir compte de la force de travail réelle et d’une prétendue actualisation des charges, l’ancien outil de répartition des emplois a été remplacé par un nouveau référentiel. Et par magie, ce sont près de 2900 emplois vacants qui disparaissent purement et simplement. Des services connaissant des vacances de postes sont d’un coup de baguette administrative, complets, voire en surnombre !
Opacité totale
Aucune transparence sur la méthode de réallocation des emplois, aucune discussion sur les indicateurs de charge et surtout sur les nombreuses exceptions qui neutralisent l’application du nouveau mécanisme, principalement au détriment des services de gestion.
Une certaine continuité : la répartition de la pénurie
Le nouveau référentiel ne tient bien évidemment pas compte de la hausse globale de l’activité et des charges de travail. Il continue à répartir la pénurie des seuls ETP disponibles. Et dans la réalité, ce sont bien les directeurs et directrices locaux qui décideront des volumes d’emplois par service, sans en rendre de compte à quiconque.
Des conséquences lourdes à venir en termes de suppressions d'emplois et de mutations
La disparition des postes vacants va avoir pour conséquence directe de restreindre les futurs mouvements de mutations. Concrètement il sera beaucoup plus difficile demain d’obtenir certaines directions. La fermeture totale de certains départements qui avait disparu ces dernières années réapparaît : pour 2026, le Val d’Oise et les Hautes Pyrénées sont fermés pour les contrôleurs, à la Réunion, seuls 3 cadres C ont pu rejoindre l’île. La liste des collègues prioritaires en attente s’allonge de manière démesurée, empêchant pour de longues années toute perspective réelle de retour. La direction générale avait pourtant annoncé un lissage pour éviter de figer les mouvements !
Demain les prochaines suppressions d’emplois porteront sur des postes occupés impliquant changements de service et mutations contraintes.
Solidaires Finances Publiques dénonce une opération opaque et nuisible à l’ensemble des agentes et des agents qui continuera de dégrader inlassablement les conditions de travail !
Pour Solidaires Finances Publiques, les régressions y compris en termes d'emplois ne sont pas une fatalité !
Agissons ensemble tant au niveau local que national !
