Comme chaque année, les chiffres des suppressions d’emplois viennent de sortir, et comme chaque année la grande purge continue… Au niveau de la DGFiP ce n’est pas moins de 20 745 emplois qui auront été supprimés depuis 2012. Et bien sûr la sphère informatique et les DiSI, sont durement touchées par cette politique inepte.


Cette année, c’est 62 emplois qui disparaîtront dans les services informatiques, mais comme l’année dernière on peut noter une grande disparité dans les catégories touchées.


Ainsi, comme l’année précédente, ce sont les cadres C qui vont payer la plus grande part du tribut avec 58 emplois supprimés au sein des DiSI. Notons que dans ces dernières, la DISI centre ouest avec 17 suppressions d’emplois et la DiSI Nord avec 11 suppressions d’emplois se distinguent de manière particulièrement négative. Il est à craindre qu’au niveau de la DISI RAAB, la situation ne soit guère meilleure… En effet, avec l’installation à Montbard d’un centre qualité de données, et la création de 12 postes de cadre C, le chiffre de la DiSI RAAB est artificiellement tiré vers le haut. En réalité, c’est 18 postes de cadre C qui y seront supprimés !
Et les agents C étant positionnés de manière prioritaire dans les structures d’assistance (CID-SIL-AT), ce sont donc ces dernières, encore une fois, qui vont payer l’addition la plus lourde. Avec toujours des conséquences néfastes et catastrophiques pour l’ensemble des collègues en termes de conditions et de charge de travail.

Depuis plusieurs années, Solidaires Finances Publiques demande un moratoire sur les suppressions d’emplois dans l’assistance et une vraie prise en compte des charges de travail de l’assistance notamment avec le déploiement de la TOIP.

La HMI du 2 juillet, la grève du 2 septembre, la Visio avec le DG du 23 novembre dernier : toutes ces expressions et demandes des agents sont donc niées et rejetées par l’administration. Pour notre part, en amont et dans la suite de ces actions et mobilisations, nous avons relayé à de très nombreuses reprises ces exigences auprès de SI (voir par exemple liminaire du GT informatique du 25 novembre 2021). Il est plus que navrant de constater que la Direction générale ne nous écoute pas, et plus grave, n’écoute pas ses propres agents qui tous et toutes demandent une vraie prise en compte de leur besoin et de celui des agents des DRFIP/DDFIP.

De manière similaire, quoique dans une moindre mesure, les cadres B sont soumis au même régime sec. 33 postes seront supprimés avec des chiffres inquiétants pour certaines DiSI:

  • -9 cadres B pour la DISI Nord,
  • -11 pour la DISI centre ouest,
  • -7 pour la DISI Île-de-France…

Là encore même fait, même punition et il est à craindre que des services déjà en difficultés (et pas que des services d’assistance) pâtissent de ces choix iniques, et que les charges de travail de certains services d’exploitation, de qualification, continuent à exploser.

La seule catégorie tirant son épingle du jeu est comme l’année précédente la catégorie A avec 26 créations de postes sur l’ensemble des structures :

  • +10 postes pour la DISI Nord,
  • +11 postes pour la DISI centre Ouest,
  • +6 postes pour la DISI Île-de-France.

Il ne s’agit pas pour nous de nier les besoins en la matière, mais de dénoncer le fait que ces postes soient financés par des suppressions de postes de cadres B et C !

Nous l’avons écrit et exprimé à plusieurs reprises, si un besoin de poste d’inspecteur analyste ou PSE se fait jour, ces créations doivent se faire par des abondements directs de la centrale et pas par des requalifications locales. D’autant plus que dans la majorité des cas, il s’agira de récupérer des travaux déportés des services informatiques centraux !

De plus, comme l’année précédente, va se poser la question cruciale de savoir si ces postes nouvellement créés seront effectivement pourvus ! Nous avions constaté l’année précédente un nombre de postes vacants rarement atteints dans la sphère informatique (plus de 100 postes cadres A non pourvus…). Nous avions dénoncé le principe et le timing des requalifications de postes ne permettant pas à l’ensemble des agents y compris aux stagiaires de les demander et de se projeter dessus. Il est à craindre qu’une nouvelle fois les mêmes causes produisant les mêmes effets, un phénomène identique se fasse jour en 2022.

Dans le cadre des futurs CTL emplois, Solidaires Finances Publiques appelle l’ensemble des agents à se rapprocher de leurs sections locales afin de manifester, par toutes les formes possibles, leur opposition à ses destructions d’emplois intolérables !